Le Ministère des Affaires étrangères et européennes ne peut, en aucun cas, être tenu responsable d'incidents qui pourraient survenir pendant un voyage. En outre, il est rappelé qu'aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l'abri du risque terroriste.

Entrée / Séjour
A compter du 20 novembre 2007, les ressortissants étrangers se rendant sur le territoire japonais seront soumis à la prise de données biométriques. A cet effet, ils devront, avant de franchir la frontière, au moment des formalités d’immigration, se livrer à la prise d’empreintes digitales et d’une photographie de face avant d’être interrogés par un officier d’immigration.
Cette nouvelle procédure s’appliquera à tous les ressortissants étrangers, y compris aux détenteurs d’un visa de retour ("re-entry permit"), à l’exception des catégories suivantes :
1. résidents permanents bénéficiant de statuts spéciaux ;
2. personnes de moins de 16 ans ;
3. personnes exerçant des activités relevant des statuts de "diplomate" ou "officiel" ;
4. personnes invitées par les directeurs des organes administratifs officiels ;
5. personnes désignées par arrêté du Ministère de la Justice comme apparentées aux catégories citées aux points 3 ou 4.
Le visa est obligatoire pour un séjour d’une durée supérieure à 3 mois.
La présentation d’un passeport en cours de validité est obligatoire pour être admis sur le territoire. Les enfants mineurs peuvent disposer d’un passeport individuel ou être inscrits dans les conditions prévues par la réglementation française sur le passeport de leurs parents. L’entrée sur le territoire sera refusée dans tous les autres cas (présentation par exemple d’un passeport périmé ou d’un laissez-passer, d’une carte nationale d’identité, d’un permis de conduire ou d’un livret de famille). Les services consulaires ne peuvent intervenir auprès des services de l’immigration pour faciliter l’entrée sur le territoire japonais de ressortissants ne présentant pas les documents de voyage en cours de validité requis.
Les services de l’immigration sont stricts en matière d’autorisation de séjour. Les étrangers séjournant illégalement dans l’archipel ou qui prolongent leur séjour, même de 24h, après l’expiration de leur visa risquent une arrestation et une incarcération.
Le contrôle de la police des frontières est très strict en matière de stupéfiants. La découverte d’une quantité très faible de cannabis sur un voyageur entraîne automatiquement sa garde à vue au commissariat de l’aéroport et, généralement, sa mise en examen. La garde à vue dure au minimum 3 jours et peut être prolongée à deux reprises de 10 jours sur décision du juge d’instruction. Celui-ci peut prolonger la détention pour un complément d’enquête. Une peine de prison est très souvent prononcée.

Us et coutumes
Fortement occidentalisé, le Japon a délaissé dans la vie courante beaucoup des rites communément admis avant-guerre. On continue néanmoins de se déchausser dans les temples et chez l’habitant et d’utiliser les baguettes lors des repas : celles-ci doivent toujours être déposées horizontalement et ne jamais être placées à la verticale dans les aliments (pratique réservée aux rites funéraires).
Il est recommandé d’observer, en toutes circonstances et particulièrement sur la voie et dans les lieux publics, un comportement réservé et respectueux dans ses échanges avec des tiers.
Législation locale
Avertissement général :
Toute contravention à la réglementation locale, altercation, trouble sur la voie publique ou de l’ordre public, acte de violence, vol à l’étalage... peut vous amener à être conduit au commissariat. Dans ce cas, suivant les circonstances, vous pouvez être retenu pour enquête pendant une période maximum de 72 heures, à l’issue de laquelle un magistrat doit décider de la remise en liberté ou du maintien en garde à vue pour une période de dix jours, renouvelable dix jours. A l’issue de la garde à vue, et selon les circonstances, le magistrat peut décider d’engager des poursuites. Dans ce cas, la première audience du procès intervient dans un délai de 60 jours. Sauf mise en liberté sous caution très exceptionnelle, la personne est pendant cette période transférée en maison d’arrêt. Les services de police font toujours appel à un interprète et peuvent avertir l’Ambassade, à votre demande.
La législation japonaise ne réprime la consommation d’alcool qu’en cas de conduite en état d’ivresse, notamment si elle occasionne des dommages. Elle est extrêmement sévère en ce qui concerne les stupéfiants et se traduit par des peines de prison de plusieurs années pour les passeurs et les trafiquants (jusqu’à 15 ans d’emprisonnement).
Avertissement concernant la drogue :La réglementation japonaise en matière de consommation et de trafic de stupéfiants est très stricte et appliquée de manière draconienne. Une personne, même mineure, trouvée en possession de drogue (de quelque nature ou quantité que ce soit) est systématiquement arrêtée et présentée dans les 72 heures à un magistrat qui décide la mise en garde-à-vue pour une durée de 10 jours reconductible pour 10 jours supplémentaires. A l’issue de la garde-à-vue, le juge décide soit de classer l’affaire et de relâcher la personne, avec paiement souvent d’une forte amende, soit de la mettre en examen, avec transfert dans une maison d’arrêt dans l’attente du jugement qui intervient généralement dans un délai minimun de deux mois. La personne condamnée est transférée dans une prison et soumise pendant toute la durée de sa peine à des règles disciplinaires extrêmement sévères.
Depuis le 6 juin 2002, la culture, l’importation, l’exportation, la production, la vente, l’achat et la possession de champignons hallucinogènes ("Magic Mushrooms"), jusqu’alors vendus librement sur le marché, sont reprimés dans les mêmes conditions que les substances narcotiques qu’ils contiennent (peine maximum : réclusion criminelle de 7 à 10 ans et ou amende de 3 millions de Yens selon la qualification du délit).
Même de très faibles quantités de cannabis peuvent être à l’origine d’une condamnation. Les peines prononcées sont généralement très lourdes : plusieurs mois de détention pour quelques grammes de cannabis, plusieurs années pour des quantités plus importantes. Exemples récents de condamnation : 6 g de cannabis - 3 mois de prison et expulsion ; 400 g de cannabis - 4 ans de prison ; 1,6kg de cannabis - 3 ans et 8 mois de prison + 800.000 yens d’amende ; 14 kg de résine de cannabis - 7 ans de prison + 2 millions de yens d’amende ; 5 kg d’ecstasy : 10 ans de prison + 1 million de yens d’amende.
Harcèlement : depuis novembre 2000, le harcèlement est reconnu comme un crime au Japon, passible d’une peine d’emprisonnement de 12 mois maximum ou d’une amende maximale de 1 million de yens.
Divers
Cartes de crédit / moyens de paiement : Numéros utiles :
- Visa International Service (gratuit/perte et vol/orientation vers des guichets de retrait d’espèces/divers), valable sur tout le territoire : 01.20.133.163.
- American Express (messagerie renseignements divers), valable pour Tokyo : (03) 32.20.61.00.
L’usage de la carte de crédit n’est pas très répandu au Japon mais il se développe. Il est donc possible, à Tokyo et dans certaines grandes villes de province, de régler dans les grands hôtels, certains restaurants ou grands magasins ses dépenses (dans la limite d’un plafond que doit vous indiquer votre organisme bancaire de rattachement) au moyen d’une carte de paiement internationale, principalement Visa et Mastercard, la carte American Express étant moins répandue.
En revanche, peu de distributeurs de billets permettent le retrait dans tout le pays d’espèces au moyen d’une carte de crédit internationale. A Tokyo et dans les grandes villes, ces opérations sont possibles - pour des montants hebdomadaires limités- comme suit :
- Visa International : auprès de certaines succursales de la Citibank ou de la banque Mitsui-Sumitomo (plusieurs guichets dans les principaux quartiers de Tokyo),
- American Express : quelques distributeurs dans les bureaux de poste/Yubinkyoku et distributeurs acceptant la carte DC.
Les personnes se rendant dans le Kansai trouveront sur le site du Consulat Général de France à Osaka les adresses des distributeurs fonctionnant avec les cartes émises à l’étranger pour les localités d’Osaka et Kyoto. D’une manière générale, il est également recommandé de se pourvoir en travellers chèques libellés en yens.
Pour recevoir rapidement de l’argent de France en cas de difficulté, il est possible de recourir au service de transfert express d’espèces de Western Union (correspondant en France la Poste et correspondants agréés) qui dispose de correspondants au Japon. La seule agence de Western Union dans le Japon de l’Ouest se trouve à Nagoya. L’argent est transféré dans les minutes qui suivent la confirmation de l’ordre.
Variations climatiques:
Les meilleures périodes sont le printemps (avril-mai) et l’arrière saison (de la fin septembre jusqu’à la mi-novembre).
En hiver, la température ne baisse vraiment que pendant les deux premiers mois de l’année. L’archipel n’est pas épargné par les chutes de neige.
En été, la chaleur est pénible en raison du taux élevé d’humidité. A la saison des pluies, de mi-juin à mi-juillet, les précipitations remontent progressivement des îles méridionales vers le nord, suivies de près par les typhons, dont l’effet se fait sentir jusqu’en octobre.
Coût de la vie / hébergement bon marché:
De nombreux touristes se laissent surprendre par le coût particulièrement élevé de la vie au Japon. Il convient de se munir de ressources suffisantes pour la durée prévue du voyage (notamment pour le transport et l’hébergement).

Transports
Infrastructure routière
L’état des routes est satisfaisant. De nombreuses voies sont étroites et particulièrement encombrées, notamment à l’intérieur et autour des grands centres urbains. L’encombrement des autoroutes n’incite pas à entreprendre des voyages par voie routière sur une longue distance.
L’approvisionnement en carburant ne pose pas de problème.
L’usage d’un véhicule en dehors de Tokyo suppose de bien connaître la langue, les noms de lieux étant rédigés en idéogrammes.
En cas d’accident, le numéro à contacter est le 119. Les véhicules doivent être assurés.
Permis de conduire
Le permis de conduire international délivré en France n’est pas reconnu au Japon. Les Français de passage peuvent conduire avec un permis de conduire français, accompagné d’une traduction en japonais effectuée par la Japan Automobile Federation (JAF), qui dispose d’un bureau dans la capitale et dans toutes les préfectures du Japon (siège à Tokyo : Masonic 39, Mori Building, 1st floor, 2-4-5 Azabudaï, Minato-ku - tél : (03) 3578.1471 - fax : 3578.1498), depuis la France 0081 + 3 + numéro à 8 chiffres. Par défaut, une traduction en Japonais légalisée par les services consulaires français au Japon peut être présentée (formalité ne pouvant être accomplie que pendant les horaires d’ouverture au public, Samedi, Dimanche, et jours fériés exceptés, sur présentation du permis de conduire original). La traduction du permis de conduire est acceptée pendant les douze mois qui suivent la date de première entrée au Japon. Les résidents de longue durée (plus d’un an) doivent être titulaires d’un permis de conduire japonais. Si la police japonaise peut faire preuve de tolérance à l’occasion d’un contrôle de routine, il n’en est pas de même en cas de collision ou d’accident de circulation entraînant des blessures corporelles, quel que soit le degré de responsabilité du conducteur.
Réseau ferroviaire
Le réseau ferroviaire est dense, moderne et de qualité. Il permet de se déplacer rapidement, grâce au train à grande vitesse (Shinkansen) notamment, mais à un coût équivalent à celui de l’avion. Il est donc conseillé aux touristes d’acquérir avant leur départ un "Japan Rail Pass", valable pour un trajet illimité sur le réseau des chemins de fer du Japon (JR) pour une période de 7 à 21 jours.
Transport aérien
Les flottes aériennes ("Japan Airline" et "All Nippon Airways") offrent toutes garanties de fiabilité.
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