Le Ministère des Affaires étrangères et européennes ne peut, en aucun cas, être tenu responsable d'incidents qui pourraient survenir pendant un voyage. En outre, il est rappelé qu'aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l'abri du risque terroriste.
Entrée / Séjour
Le visa n’est pas exigé des ressortissants français pour des séjours inférieurs ou égaux à trois mois sur simple présentation d’un passeport en cours de validité.
Pour un séjour de plus de trois mois, il faut déposer une demande de visa auprès de l’ambassade du Chili à Paris
Sortie du Chili pour les mineurs : La police aux frontières chilienne exige pour laisser sortir un enfant non-accompagné par ses parents ou accompagné d’un seul de ses parents, la production d’un acte notarié (ou autorisation établie auprès d’un Consulat du Chili en France) attestant que le ou les parent(s) non accompagnant(s) (père ou mère) autorise(nt) expressément le voyage de l’enfant. Cette règle s’applique quels que soient la nationalité et le type de passeport de l’enfant, qu’il s’agisse d’un touriste ou d’un résident.
A l’entrée au Chili, grande rigueur des services du S.A.G. (Servicio Agricola y Ganadero) qui, en application de la législation locale, interdisent aux voyageurs l’importation de plantes, graines, produits frais (fruits, viandes,...), notamment les fromages non labellisés "pasteurisés".
Sécurité
Prévention de la délinquance :
En raison de l’existence d’une petite délinquance dans le pays en général (augmentation des vols mais peu d’atteintes aux personnes) les voyageurs se rendant au Chili doivent veiller à se conformer aux règles élémentaires de sécurité suivantes :
Faire preuve de vigilance et de discrétion dans les principaux sites touristiques en particulier dans certains quartiers de Santiago, de Valparaiso (ville basse, port et points de vue), de Viña del Mar, San Pedro de Atacama et Pucon le jour. Redoubler de vigilance notamment la nuit (quartiers de Suecia, Bellavista, Providencia à Santiago).
Ne pas faire de tourisme dans les quartiers défavorisés.
Eviter les signes extérieurs de richesse tels que bijoux, tenues vestimentaires de valeur ou appareils photographiques qui attirent l’attention et la convoitise.
En cas d’agression, ne pas résister à l’agresseur qui pourrait faire usage d’une arme.
Déposer dans le coffre de l’hôtel carte de crédit, liquidités et pièces d’identité ainsi que titres de transport. Dans la mesure du possible, répartir argent et copies des documents d’identité dans différentes poches (vols à la tire de sacs à main, après diversion).
Ne jamais laisser sans surveillance bagages et effets personnels, notamment dans les restaurants, aux terrasses des cafés ainsi que dans les transports en commun, particulièrement dans les gares routières.
Faire preuve de vigilance à la sortie des bureaux de change ou des distributeurs de billets.
Eviter de payer par carte bancaire les notes de restaurant et les factures chez les petits commerçants (risque de clonage de la carte).
De façon générale, il serait souhaitable avant le départ de France, de mettre dans une messagerie consultable de l’étranger toutes les références des pièces d’identité et titres de voyage, de préférence sous forme de scannérisation des documents. Cela permet aux services consulaires de l’ambassade de France de disposer d’une photographie à l’appui d’une simple demande de laissez-passer d’urgence et facilite les recherches dans l’hypothèse d’une disparition (accès a la messagerie grâce au code donné par la famille depuis la France ou par les amis sur place).
A défaut, déposer à l’arrivée auprès du consulat à Santiago, la photocopie des documents de voyage (passeport et billet d’avion) et remplir " la fiche de renseignements pour ressortissants de passage au Chili ", qui permettra d’assurer plus efficacement une protection et d’effectuer les liaisons avec les familles, en cas d’incident ou d’accident.
Garder sur soi le numéro du consulat ou de la personne à prévenir en cas d’urgence.
Situations particulières:
Dans certaines régions du sud (8ème, 9ème et 10ème), existent des tensions entre forces de l’ordre et communautés indigènes. Il est vivement recommandé aux voyageurs d’éviter de prendre part à des manifestations ou revendications ethniques dans ces régions.
Il est conseillé aux personnes envisageant de se rendre en Bolivie depuis le Chili, en particulier depuis la 1ère région (Arica et autres voies d’accès du Nord) de se tenir informées des évolutions de la situation en Bolivie en consultant régulièrement la fiche de conseils correspondant à ce pays sur le présent site.
Risque sismique :
Un tremblement de terre d’une magnitude de 7.7 a eu lieu le 14 novembre 2007 au nord du Chili, dans la 2ème région. Le pays se trouvant sur la faille de Nazca située au large de la partie nord du pays, l’activité sismique est particulièrement importante et de nombreuses petites secousses (temblores) sans conséquence sont souvent perceptibles. En revanche, si un tremblement de terre (terremoto) se produisait réellement lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches ou, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec le consulat de France.
En résumé, les recommandations de base sont les suivantes:
A l’intérieur :
s’éloigner des fenêtres, des murs extérieurs, de tout meuble, tableau, luminaire susceptibles de se renverser;
s’abriter sous une table solide, un lit ou tout meuble résistant ou rester debout sous un encadrement de porte;
A l’extérieur :
s’efforcer d’atteindre un espace libre, loin des arbres, poteaux électriques, murs ou bâtiments;
dans la voiture, s’arrêter au bord de la route et attendre à l’intérieur la fin des secousses.
Dans tous les cas, il faut conserver son calme et de suivre les instructions données par les autorités, en particulier en cas d’évacuation des zones littorales en prévision d’un tsunami, ou bien attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires.
Tourisme d’aventure :
Andinisme :
L’alpinisme pratiqué durant l’été austral est épuisant et, selon les experts, la latitude augmente les difficultés (les 6962 m de l’Aconcagua en Argentine par exemple équivalent à un 8000 m). Pour cette raison, les accidents pulmonaires ou cérébraux sont fréquents et s’ajoutent aux problèmes classiques de déshydratation et de déminéralisation. Il est donc recommandé d’observer des périodes d’acclimatation à l’altitude.
Un autre danger provient des changements climatiques particulièrement rapides dans la Cordillère et de nombreux grimpeurs se perdent momentanément en raison de brouillards soudains. Il est donc vivement recommandé de prendre les services d’un guide professionnel, de se signaler aux autorités à l’entrée des parcs et de respecter l’itinéraire obligatoire, les secouristes chiliens ne pouvant guère étendre les recherches en cas de disparition, ces régions étant au demeurant isolées. Par ailleurs, les frais de recherches, de secours et d’assistance hospitalière sont à la charge du visiteur ou d’une police d’assurance spécifique à laquelle il est conseillé de souscrire (type club Alpin).
Enfin le voyageur circulant en par la route en altitude n’est pas à l’abri du mal aigu des montagnes pouvant entraîner une perte de contrôle soudaine du véhicule. Il est nécessaire de prévoir un temps d’acclimatation sur place.
Les voyageurs qui souhaiteraient se rendre à partir du Chili en Argentine pour y entreprendre l’ascension de l’Aconcagua sont invités à consulter la fiche "Conseils aux voyageurs" relative à l’Argentine.
Virus de l’hanta :
Le virus de l’hanta, mortel chez l’homme dans plus de 50% des cas, est présent au Chili depuis la région de l’Atacama jusqu’en Patagonie, chilienne ou argentine. Les premiers symptômes, après une incubation pouvant aller jusqu’à 45 jours, sont ceux d’une grippe, puis de graves complications s’y ajoutent, notamment respiratoires. C’est le "rat des champs" (et non le "rat des villes"), porteur sain de ce virus, qui le transmet à l’homme. La transmission se fait par contact avec salive et les déjections du rat contaminé ou même simple inhalation. Il n’y a pas transmission interhumaine. Il est vivement recommandé de ne boire que de l’eau minérale, de ne pas faire de camping sauvage au Chili et de ne pas entrer dans les granges et lieux abritant ou ayant potentiellement abrité des rats. Pour ceux qui feraient du camping, il est indispensable d’enfermer leurs aliments de façon hermétique, de ne pas laisser traîner de vaisselle sale, de boire de l’eau en bouteille, de ne pas camper près de tas de bois coupés, de ne pas dormir à même le sol sans tapis de sol.
Navigation :
Les plaisanciers sont mis en garde sur les conditions météorologiques particulièrement changeantes du Pacifique qui peuvent très vite devenir dangereuses.
Respect des sites touristiques :
Les autorités chiliennes sont très sensibles au respect des sites touristiques, en particulier sur l’île de Pâques où toute inscription sur les monuments est sévèrement sanctionnée.
Présence de mines :
L’attention des voyageurs est appelée sur la présence de mines anti-personnels mais aussi anti-chars, posées notamment aux abords des frontières avec le Pérou, la Bolivie et l’Argentine, dans les quatre régions suivantes:
1ère région (Arica - Putre - General Lagos - Colchane - Pica - Pisagua)
2ème région (Calama - Ollague - San Pedro de Atacama - Sierra Gorda -
Antofagasta - Chacabuco)
5ème région (Puchuncavi - Colliguay)
12ème région (Puerto Natales - Torres del Paine - Laguna Blanca - San
Gregorio - Porvenir - Primavera - Timalcahuel - Isla Dawson)
Les champs de mines sont généralement balisés. Toutefois, il existe des champs très anciens ou sans schéma d’installation, et, dans les régions alluvionnaires, les mines peuvent se déplacer jusqu’à 50 kilomètres de leur lieu d’implantation originel. Leur structure (matière plastique) et leur sophistication les rendent pratiquement indécelables. Des accidents surviennent de manière sporadique mais les autorités chiliennes ont engagé des opérations de déminage qui demanderont du temps.
Il est donc conseillé aux touristes voyageant dans les régions les moins fréquentées et/ou en dehors des circuits organisés de se renseigner auprès des carabiniers sur les zones à éviter ou les risques encourus.
Risque d’être drogué à son insu :
Il est conseillé de prendre garde à l’usage délictueux de la scopolamine, drogue qui, mélangée à une boisson, des aliments ou inhalée (par exemple sur un mouchoir), cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire.
Transports
Réseau routier satisfaisant : routes bien asphaltées et pistes en bon état. Eviter toutefois de quitter les grands axes avec un véhicule de tourisme normal et emporter des réserves de carburant lors de longs trajets (espacement important des stations services).
Si les feux tricolores sont respectés, l’usage du clignotant est pratiquement inconnu et le dépassement par la droite systématique.
La priorité à droite n’existe pas et la signalisation directionnelle est généralement positionnée sur le carrefour même bien souvent sans préavis.
En outre dans la capitale, le sens de circulation de certains boulevards peut changer jusqu’à 3 fois dans la journée en fonction des heures pour correspondre aux horaires des bureaux. Enfin, il est fortement recommandé de respecter sur autoroute les limitations de vitesse.
Transports publics de Santiago : instauration début mars 2007 du "Transantiago", nouveau dispositif de fonctionnement des transports publics de la capitale, incluant bus et métro, qui occasionne de grosses perturbations de circulation à Santiago.
Le métro de la capitale est fiable et propre.
Dans tout le pays : réseau très dense et efficace d’autobus sur l’ensemble du territoire. Le réseau ferroviaire est peu dense.
En cas d’accident matériel de la circulation, se rendre au commissariat le plus proche pour obtenir un constat pour la compagnie d’assurance ou demandez l’intervention des carabiniers si le véhicule est immobilisé. Dans tous les cas, relever le numéro du véhicule adverse et le numéro d’identité chilien du conducteur (R.U.T).
En cas d’accident corporel de la circulation ou autre survenu sur la voie publique, le blessé est automatiquement conduit dans un service d’urgence d’un hôpital public pour les premiers soins. Il lui appartient ensuite, en accord avec sa compagnie d’assurance, de se faire transférer dans une clinique privée qui exigera un paiement anticipé, soit par chèque de caution, soit par carte de crédit. En cas d’accident grave corporel, la mise en détention provisoire du responsable présumé est immédiate en attendant son passage devant le juge.
Aussi est-il vivement recommandé de manière générale aux touristes de souscrire à une assurance avant leur départ couvrant les soins médicaux ainsi que les frais de rapatriement.
L’adhésion à l’Automobile Club du Chili (tel 212.5702) permet de bénéficier d’une assistance technique et médicale totale sur tout le territoire (à condition d’être adhérent de l’association en France).
Compléments
Législation locale
Contrôles du taux d’alcoolémie au volant de plus en plus fréquents. En cas d’accident grave en état d’ébriété, la mise en détention préventive est immédiate.
Contrôles systématiques des véhicules et des personnes surtout dans le nord (zone frontalière avec le Pérou et la Bolivie).
Restriction à l’entrée sur le territoire chilien de produits frais (plantes, graines, fruits, fromages, viandes), en application de la législation locale.
La fabrication, le transport, la détention et le commerce de stupéfiants constituent des délits sévèrement réprimés par une amende conséquente et une peine afflictive d’au moins six à dix ans, aggravée en cas de récidive.
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