Le Ministère des Affaires étrangères et européennes ne peut, en aucun cas, être tenu responsable d'incidents qui pourraient survenir pendant un voyage. En outre, il est rappelé qu'aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l'abri du risque terroriste.

Entrée / Séjour
Les titulaires d’un passeport français, quel qu’en soit le type, n’ont pas besoin de visa préalable pour des séjours en Afrique du Sud n’excédant pas 90 jours. Néanmoins, un permis de séjour (visitor’s permit) leur sera obligatoirement délivré à la frontière lors de leur entrée sur le territoire sud-africain à condition qu’il y ait une page vierge sur le passeport. En cas d’absence, le transporteur encourt une amende de 5 000 ZAR et le passager est susceptible d’être renvoyé par le prochain vol.
Pour les titulaires d’un passeport diplomatique ou de service, l’accord relatif à la suppression réciproque de l’obligation de visa de court séjour, est entré en vigueur le 15/12/2003. Pour des séjours supérieurs à 90 jours, les titulaires d’un passeport diplomatique ou de service, sont dans l’obligation d’obtenir un visa délivré par l’Ambassade d’Afrique du sud à Paris avec l’autorisation préalable du Ministère des Affaires Etrangères à Pretoria.
Tout voyageur qui quitte le pays après la date d’expiration de son visa, encourt arrestation et détention puis comparution devant un juge et paiement d’une forte amende.
Pour conduire en Afrique du Sud, un touriste doit être muni d’un permis de conduire international ou d’un permis de conduire français accompagné soit de sa traduction officielle en anglais, soit d’une attestation délivrée par un consulat de France confirmant son authenticité et sa validité.

Sécurité
Introduction
L’Afrique du Sud souffre d’une forte criminalité (vols, attaques à main armée, vols de véhicules sous la menace d’une arme à feu - lors d’un arrêt à un feu de signalisation, à un stop ou dans un parking -, cambriolages, viols, meurtres). Des touristes étrangers, qui voyageaient à titre individuel, ont été victimes de violences graves.
Les touristes qui visitent le pays dans le cadre de voyages organisés et se déplacent accompagnés par des guides locaux doivent faire preuve de prudence. Ceux qui partent seuls ou en petits groupes sont plus vulnérables. Il leur est donc recommandé de faire preuve de vigilance et de ne pas manifester ostensiblement leur qualité de touristes, particulièrement lorsqu’ils empruntent les transports publics.
Des consignes élémentaires de sécurité sont à respecter:
- En tant que touriste individuel, toujours se renseigner auprès des hôteliers et des agences de voyages locales sur les lieux à éviter et les itinéraires à emprunter.
Si vous n’êtes pas pris en charge par une agence de voyage ou attendu par des amis à votre arrivée dans le pays, il vaut mieux demander à votre hôtel de vous envoyer une voiture plutôt que de prendre un taxi.
Ne pas se déplacer systématiquement avec son argent et tous ses papiers d’identité sur soi mais plutôt avec des photocopies des premières pages du passeport.
Prendre garde aux vols dans les aéroports, les gares, les halls d’hôtels et les restaurants et éviter, en règle générale, de porter de façon ostentatoire bijoux, appareils photographiques, camescope, etc.
Rester vigilant dans les bungalows des réserves naturelles.
A l’hôtel, s’enfermer à clé dans sa chambre et n’ouvrir qu’au personnel de l’établissement ou à des personnes connues. Etre prudent lors des retraits en numéraires aux guichets automatiques bancaires. On note actuellement une recrudescence des utilisitions frauduleuses de cartes bancaires, en particulier dans le ville du Cap. Il est donc recommandé d’observer une vigilance accrue lors des retraits et des paiements.
Eviter, la nuit et en fin de semaine, les déplacements dans les centres-villes (déserts après les heures de bureau soit 16 heures).
Ne jamais se rendre dans les townships sans être accompagné par des personnes connaissant les lieux.
Ne pas circuler à pied après la tombée de la nuit et, en règle générale, éviter les endroits isolés et mal éclairés.
Se tenir à l’écart des stations de taxis - minibus et de tout mouvement de foule.
Lors de déplacements individuels, se munir d’un téléphone portable et d’une fiche de numéros de téléphone utiles en cas d’urgence.
- En cas d’agression, garder son calme et surtout ne pas chercher à résister.
- A Johannesbourg, éviter autant que faire se peut les quartiers de Hillbrow, Berea et Yeoville où les agressions sont fréquentes, notamment en raison du trafic de stupéfiants.
Etre sur ses gardes dans le centre-ville et éviter ce quartier (sauf le secteur de Newton) dès la nuit et durant les fins de semaines.
- A Durban, éviter le quai Victoria, les passages souterrains du Workshop Shopping Centre et de l’embarcadère Victoria ainsi que Point Road, aux alentours immédiats du Wheel Shopping Complex et aux abords du port, et être prudent à toute heure sur le front de mer.
- Au Cap, ne jamais se rendre à pied des hôtels du centre-ville jusqu’au front de mer. La plus grande vigilance est recommandée lors des trajets à pied, même de jour, dans le quartier de Woodstock ou plusieurs agressions ont été signalées.
Plusieurs agressions ont été récemment signalées sur la montagne de la Table et la Tête de lion. Il vous est donc fortement recommandé de privilégier les randonnées en groupes dans ces secteurs, de ne pas emmener d’effets de valeur, de ne pas résister en cas d’agression, de consulter le site www.sanparks.org avant votre départ et de signaler tout incident au numéro d’urgence suivant: 086 110 64 17.

Déplacements à l’intérieur du pays
En voiture
- Lors de déplacements en voitures individuelles, circuler avec les vitres fermées et les portes verrouillées de l’intérieur, ne laisser ni bagage ni objet de valeur sur les sièges (cela peut valoir un bris de vitre ou un vol à un feu rouge), emprunter les grands axes, repérer son itinéraire avant de partir afin de ne pas avoir à s’arrêter pour consulter son plan ou sa carte. En cas d’hésitation, s’arrêter uniquement dans un endroit animé et bien éclairé (station service par exemple). Ne rien laisser dans une voiture en stationnement. Des agressions ayant eu lieu dans le passé sur la Nationale 2 à hauteur de Kayelitsha, il convient de redoubler de prudence sur la route de l’aéroport notamment de nuit.
Lors du stationnement sur des véhicules sur les parkings, utiliser les systèmes antivols du type levier de blocage de volant ou blocage de changement de vitesse.
Avant tout départ, s’assurer de l’état de son véhicule et surtout du niveau d’essence, qu’il est préférable de conserver au-dessus de la moitié.
Ne jamais faire de stop ni prendre d’auto-stoppeur.
Ne pas circuler la nuit sur l’ensemble du réseau routier, sauf sur l’autoroute Johannesburg - Pretoria (durant l’hiver austral, de juin à septembre, la nuit tombe vers 17h30-18h00).
Ne pas emprunter les taxis collectifs (faire appeler les taxis par les hôtels, la police ou le centre d’assistance touristique de la ville).
Il conviendra de faire particulièrement attention aux dangers de la circulation routière sud-africaine : les accidents sont nombreux, dus à la mauvaise signalisation, notamment des travaux. Le tiers des victimes de la route sont des piétons qui n’hésitent pas, même de nuit, à traverser routes et autoroutes, parfois même avec des enfants en bas âge ou des colis sur les bras. Ceci est particulièrement vrai à proximité des zones habitées (townships). Enfin, on n’oubliera pas les traversées du gibier en zones rurales.
-En train
Ne pas utiliser la liaison ferroviaire entre Johannesbourg et Pretoria (des attaques de touristes sont régulièrement signalées dans ce train).
 En raison de la criminalité, éviter l’intérieur et les alentours des gares routières et ferroviaires après 17h et y être très vigilant dans la journée.
Escroqueries à la "nigériane"
Des sociétés, associations, congrégations religieuses, membres des professions libérales, collectivités locales ou simples particuliers peuvent être contactés en France par des correspondants cherchant à les escroquer. L’escroquerie consiste à faire miroiter à des personnes crédules des commissions de 10 à 30 % sur des transferts internationaux de fonds, compris habituellement entre 10 et 60 millions de dollars. Ces tentatives d’escroquerie dites "à la nigériane" sont devenues très courantes et ont parfois abouti à l’enlèvement et même au meurtre personnes ainsi attirées en Afrique du Sud.
Il est conseillé de ne donner strictement aucune suite à tout message (lettre, télécopie, e-mail) qui promet d’importants profits immédiats ou demande des renseignements, notamment bancaires.
Avertissement concernant la drogue
La possession et la consommation de drogues même "douces" sont illégales. La possession et le trafic de stupéfiants sont sévèrement punis par la loi. Les peines encourues peuvent aller jusqu’à 25 ans d’emprisonnement.

Transports
Une assurance garantissant couverture médicale et rapatriement sanitaire est fortement recommandée. Les accidents de la route sont fréquents et deux véhicules sur trois ne sont pas assurés.
Infrastructure routière
Les routes principales sont en très bon état mais les routes secondaires sont moins fiables (à éviter la nuit).
La conduite à gauche impose pour les personnes qui n’y sont pas accoutumées une vigilance particulière, surtout aux carrefours.
Les chauffards sont nombreux à brûler les feux rouges qui se trouvent parfois au-dessus ou de l’autre côté de la rue à traverser.
Lorsque des panneaux "stop" figurent aux différents accès d’un carrefour, la priorité est déterminée en fonction de l’ordre chronologique d’arrivée.
Les compagnies de location de voitures et d’assurance-automobile fonctionnent bien. Lors de la location d’une voiture, demander l’imprimé à utiliser pour un éventuel constat d’accident. En cas d’accident, prévenir la société de location et la police.
Le taux d’accidents mortels est élevé. Beaucoup de ces accidents sont dus aux excès de vitesse ou au manque d’expérience des conducteurs, aux piétons peu visibles au bord des routes en zone rurale et à la conduite en état d’ivresse.
Un véhicule à quatre roues motrices ne se manie pas de la même façon qu’une voiture ordinaire: il convient de ne pas dépasser 100 km/h sur route et 80 km/h sur piste, de toujours attacher la ceinture de sécurité, même à une vitesse réduite sur piste, d’éviter toute charge superflue, surtout sur la galerie, et de ne jamais donner de coups de volant brusques. En cas de location, il est préférable de choisir un véhicule léger et plus maniable, même si le coût en est plus élevé.
Dans les régions rurales, les points de vente d’essence sont parfois très éloignés les uns des autres. Le carburant ne peut être payé qu’en argent liquide.
En cas d’accident, en région rurale ou à proximité des townships, il est préférable d’aller directement à l’hôpital ou au poste de police le plus proche.
Numéros utiles en cas d’accident :
-  Police : 10111.
- Ambulances : 999.
- Automobile Association : 0800.03.30.07.
Réseau ferroviaire
Très bon. Toutefois, il est formellement déconseillé d’emprunter la ligne Pretoria-Johannesburg (« Metro ») où sévissent des bandes d’adolescents armés de couteaux. De plus, il ne faut en aucun cas monter dans un wagon isolé.
Transport aérien
Aucun problème n’est à signaler en ce qui concerne les transports aériens et maritimes : l’Afrique du Sud dispose d’infrastructures portuaires et aéroportuaires internationales de grande qualité (aéroport de Johannesburg, du Durban ou du Cap). La police y est présente, les contrôles sont sérieux et les consignes de sécurité semblent bien suivies. La compagnie aérienne nationale, South African Airways (SAA), est alignée sur les standards internationaux.
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