Le Ministère des Affaires étrangères et européennes ne peut, en aucun cas, être tenu responsable d'incidents qui pourraient survenir pendant un voyage. En outre, il est rappelé qu'aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l'abri du risque terroriste.
Entrée / Séjour
Les ressortissants français voyageant individuellement ou en groupe peuvent entrer en Egypte munis d’un passeport ou d’une carte nationale d’identité (avec une date de validité minimum de six mois après la date de retour en France, dans les deux cas). Le visa est obligatoire et payant. Pour les porteurs de passeports, le visa peut être obtenu soit auprès d’un consulat égyptien à l’étranger (visa de tourisme pour un mois : 25€ en France) soit à l’arrivée en Egypte (15$ ou 15€). Pour les porteurs de carte d’identité, le visa est apposé, à l’arrivée, sur un formulaire spécifique fourni par les autorités locales. Les voyageurs doivent impérativement se munir avant leur départ de deux photos d’identité qui seront fixées sur ce formulaire. Le visa d’un mois peut être prolongé en se rendant au bureau de l’immigration (au Caire, place Tahrir, immeuble Le Mogamma).
L’attention des voyageurs se déplaçant en véhicules individuels dans divers pays de la région est appelée sur le fait qu’ils doivent s’assurer qu’ils disposent de visas permettant de passer la même frontière plusieurs fois s’ils reviennent en France par la même voie (visa double-entrée ou entrées multiples). Ils doivent en outre s’assurer avant leur départ, auprès des consulats concernés, qu’ils disposent des documents douaniers autorisant l’entrée de leur véhicule dans les pays visités ainsi que sa sortie, par le même poste-frontière ou par un autre point.
Les voyageurs sont autorisés à entrer sur le territoire égyptien en possession de la somme de 5.000 Livres égyptiennes. Au delà de ce montant ils s’exposeraient à une saisie du montant excédant cette somme.
Pour de plus amples renseignements, prendre l’attache de l’ambassade d’Egypte à Paris, ainsi qu’avec les missions étrangères en France dont les adresses sont mentionnées sur le site de la Maison des Français de l’Etranger.
Sécurité
Dans le contexte d’une menace terroriste accrue et plus diffuse dans le monde, les ressortissants français sont invités à faire preuve de plus de vigilance lors de leurs déplacements, notamment dans les quartiers non résidentiels, les souks, les grandes surfaces commerciales et dans les zones où ils pourraient être isolés. La situation générale dans la région doit inciter les voyageurs à faire preuve d’une prudence renforcée et à adopter une attitude de réserve.
En raison de tensions régionales persistantes au Proche-Orient et au Moyen-Orient, des manifestations ont parfois lieu, à la sortie des mosquées ou sur les campus universitaires, mais leur ampleur reste limitée.
Il est recommandé d’éviter les rassemblements et mouvements de foule, de se tenir informé des développements de la situation nationale et régionale et de consulter régulièrement ce site Internet.
Après plusieurs années sans actes terroristes, l’Egypte a connu de nouveau des attentats depuis l’automne 2004. La région du Sinaï a été particulièrement touchée - Taba et Noueiba (7 octobre 2004), Charm El Cheikh (23 juillet 2005), Dahab et El Gora (24 et 26 avril 2006)- et déplore plusieurs dizaines de victimes.
A la frontière avec Gaza, le passage de Rafah reste aujourd’hui fermé. En janvier 2008, plusieurs centaines de milliers de Gazaouis avaient investi la frontière pour aller se ravitailler dans la ville d’Al-Ariche au Nord-Sinaï. La zone frontalière avec Gaza dans le Nord-Sinaï demeure une zone sensible qu’il convient d’éviter.
Le pays connaît des tensions sociales liées à la cherté de la vie. Un appel à une grève générale a été lancé notamment sur un site Internet de discussion pour le 6 avril, puis pour le 4 mai 2008. Il n’y a pas eu de grève générale, mais des heurts ont eu lieu les 6 et 7 avril entre les forces de l’ordre et des manifestants, faisant 3 morts et plusieurs blessés. Ces heurts ont été circonscrits à la ville industrielle de Mehalla à 150 kms au Nord-Est du Caire.
Risque de mines
Le risque lié à la présence de mines est élevé sur une grande partie du territoire égyptien. Une grande vigilance doit être observée par les voyageurs lorsqu’ils quittent les routes ou les sentiers balisés, y compris à proximité immédiate d’hôtels situés en lisière du désert. On ne peut considérer qu’une zone non signalisée ne présente pas de danger. En outre, tout déplacement en dehors du réseau routier ou de pistes balisées doit être précédé d’une recherche d’informations sur l’existence éventuelle de champs de mines dans la région.
Le minage concerne en particulier les régions frontalières (désert libyque et région d’El Alamein à l’ouest, désert du Sinaï à l’est). Les automobilistes en provenance de Libye, d’Israël, des Territoires palestiniens, de Jordanie ou du Soudan sont invités à faire particulièrement preuve de prudence.
Risque sismique :
Le pays est situé dans une zone d’activité sismique . Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche réflexe de ce site qui est consacrée à ce sujet rubrique " A savoir ".
Les recommandations de base sont les suivantes:
A l’intérieur :
s’éloigner des fenêtres, des murs extérieurs, de tout meuble, tableau, luminaire, (etc...) susceptibles de se renverser;
s’abriter sous une table solide ou tout meuble résistant ou rester debout sous un encadrement de porte;
A l’extérieur :
à pied, s’efforcer d’atteindre un espace libre, batîments, loin des arbres, poteaux, ;
en voiture, s’arrêter au bord de la route et attendre à l’intérieur la fin des secousses.
Dans tous les cas, il faut conserver son calme, suivre les instructions données et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires.
Si un tremblement de terre se produisait lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec l’Ambassade de France.
Transports
Transport routier
Le réseau routier est convenable sur les grands axes mais de médiocre qualité sur les voies secondaires. La signalisation reste généralement insuffisante. L’habitude locale de ne pas observer le code de la route et l’état du parc automobile doivent inciter à l’extrême prudence. La fréquence d’accidents mortels est très élevée. Circuler de nuit est totalement déconseillé.
En cas d’accident, l’assistance aux blessés est aléatoire et il est fréquent de devoir solliciter l’aide d’autres automobilistes. L’assurance automobile au tiers est obligatoire. Bon marché, elle est sans grande valeur en cas de dommages importants. Il est vivement recommandé de souscrire une assurance complémentaire sur place et de disposer d’un contrat d’assistance internationale.
Les petits véhicules de transport collectif (minibus) sont déconseillés en raison de la fréquence des accidents, sur route comme en ville. .
Conditions d’entrée des véhicules: consulter la rubrique "Formalités d’entrée et de séjour".
Transport ferroviaire
Le réseau ferroviaire égyptien est ancien, surchargé et mal entretenu. Des accidents graves ne peuvent être exclus. Le 21 août 2006, une collision entre deux trains de passagers a provoqué 58 morts.
Transport aérien
La flotte EGYPTAIR est généralement récente. Pour les compagnies charters, il convient de s’assurer de l’état des avions auprès de son voyagiste.
Transport maritime
Il existe des liaisons entre les principaux ports de la mer Rouge. La ligne Safaga-Djeddah, empruntée notamment par les pèlerins de La Mecque, a connu plusieurs naufrages (le dernier le 3 février 2006, avec plus de 1 000 victimes).
Santé
Avant le départ :
Consultez votre médecin et souscrivez à une compagnie d’assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire. Veillez à ce que les prestations proposées par le voyagiste comprennent bien une telle assurance. Durant votre séjour, veillez à consulter un médecin en cas de fièvre, de syndrôme grippal ou de troubles digestifs sévères.
Epidémie de grippe aviaire :
Une Egyptienne de 30 ans est décédée de la grippe aviaire le 11 avril 2008. Elle est la 22ème victime - sur 49 cas d’infection - depuis l’apparition du virus H5N1 en Egypte, détecté pour la première fois dans ce pays le 17 février 2006.
Pour plus d’information sur la situation locale, veuillez consulter le dossier consacré à la grippe aviaire sur le site de l’Ambassade de France en Egypte.
La Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles.
Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées :
· éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs ;
· se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou un soluté hydro-alcoolique.
Le virus se transmet par voie aérienne (voie respiratoire) soit par contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées (par l’intermédiaire de la nourriture, de l’eau, du matériel et des mains ou des vêtements souillés). Les espaces confinés favorisent la transmission du virus.
Il est conseillé de consulter un médecin en cas de syndrome grippal, avec installation brutale de fièvre, de céphalées, de douleurs musculaires, de douleurs dorsales, de vomissements, fièvre ou diarrhées hémorragique.
Autres recommandations
L’attention du voyageur est appelée sur la pollution atmosphérique particulièrement élevée au Caire. Il est recommandé aux personnes présentant un état de santé déficient (allergies, asthme, difficultés respiratoires...) de ne pas y séjourner longtemps.
Certaines maladies, notamment virales, sont transmises par des piqûres d’insectes. Il est recommandé à cet effet d’utiliser des répulsifs (sprays anti-moustiques) et de porter des vêtements longs couvrants.
La mise à jour de la vaccination dipthérie-tétanos-polio est nécessaire. Il est par ailleurs recommandé d’effectuer les vaccins contre l’hépatite A et la fièvre typhoïde.
Hygiène alimentaire : il est déconseillé de boire l’eau du robinet. Préférez les eaux en bouteilles capsulées. Evitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Evitez la consommation d’aliments insuffisamment cuits (poisson, viande, volaille, lait). Veillez à un lavage soigneux des mains avant chaque repas.
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site du Comité d’Informations Médicales (CIMED) qui vous renseignera sur l’état sanitaire de ce pays ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.
En complément
Législation locale
La consommation d’alcool est autorisée dans les hôtels et restaurants touristiques.
L’usage ou la possession de drogues sont très sévèrement punis, les sanctions allant de 25 ans de prison à la peine capitale. Il n’est pas prévu de peine intermédiaire quelle que soit la quantité ou la nature de la substance consommée.
Les coutumes et les lois sont conformes aux pratiques de la charia. Le tourisme sexuel et la prostitution sont sanctionnés en Egypte. Par ailleurs, les manifestations extérieures de l’intimité affective sont considérées comme contraires aux bonnes moeurs.
La loi égyptienne interdit le commerce sur place et l’exportation privée d’objets d’origine archéologique. Les fraudes sont sévèrement réprimées. Pour éviter tout contentieux, le visiteur étranger qui possède des pièces archéologiques doit les déclarer dès son arrivée en Egypte.
Divers
Il est recommandé d’être toujours vêtu décemment en public et, pour les femmes en particulier, de porter des vêtements qui couvrent les bras et les jambes jusqu’aux genoux. De manière générale, il convient d’être très attentif à son aspect extérieur dès que l’on se trouve au contact de la population locale. Enfin, il faut avoir à l’esprit que les femmes européennes non accompagnées de leur famille sont souvent l’objet d’une attention intéressée.
L’attention des voyageurs est appelée sur les escroqueries que peut comporter l’usage des cartes de crédit, notamment auprès des petits commerçants. Il est préférable, dans ce cas, de régler en espèces. Si la carte de crédit est le seul moyen de paiement disponible, il convient de vérifier soigneusement le montant sur chacun des feuillets et de faire précéder ce montant de la mention « EGP » (pour Egyptian Pound) afin d’éviter que la somme à débiter soit calculée dans une autre devise. En outre, le voyageur doit conserver avec soin le feuillet de paiement qui lui revient, ainsi qu’une facture du magasin, pour vérification ultérieure.
Par ailleurs, de plus en plus de cas d’achats immobiliers par des touristes (notamment dans les stations balnéaires) sont effectués au détriment de l’acheteur européen faute de traduction des actes en bonne et due forme.
Compte tenu des conditions climatiques, particulièrement en été, les personnes âgées et les enfants doivent se prémunir contre la chaleur en veillant à s’hydrater et à ne pas s’exposer au soleil pendant les heures les plus chaudes.
La plongée sous-marine est très répandue sur le littoral de la mer Rouge. Il est recommandé aux amateurs de faire preuve de prudence, en particulier s’ils sont peu expérimentés ou si la structure d’accueil est modeste. On déplore chaque année plusieurs accidents liés à une mauvaise évaluation de la capacité physique des plongeurs. Avant de pratiquer ce sport, il y a lieu de s’assurer de la présence d’un caisson de décompression à proximité.
Localisation / nombre de caissons de décompression:
Hourghada : 2 El Gouna: 1 Safaga: 1 Marsa Alam: 1 Charm El Cheikh: 2 Dahab: 2
Il n’existe pas de caissons de décompression sur les sites de Noueiba et de Taba. En cas d’accident, le ressortissant étranger est évacué à Eilat (Israël). A noter également que le corail fait l’objet d’une protection de plus en plus affirmée en Egypte : prélèvements ou dégradations sont punissables.
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